Bonne année 2018

Alors oui, le projet est officiellement terminé. Mais nous gardons notre bonne humeur et nous vous souhaitons une excellente année 2018 ! 

Tout ceci par l'entremise d'un lapin photographié sur une des garennes du camp des Garrigues ! 

Bonneannee2018-LifeTM

Retour d'expérience du Life en 3 guides

Après 5 ans de travail entre gestionnaires des milieux naturels et militaires, il nous a semblé important de transmettre notre expérience à travers 3 guides qui se veulent très pratiques :

CouvPyroComment gérer la biodiversité en sécurité sur un terrain militaire ?

CouvFrequentionComment canaliser la fréquentation sur un terrain militaire ?

CouvRobinier Comment maitriser le robinier faux-accacia dans un espace naturel ?

Une opération qui tranche…

Dans le camp des Garrigues, la construction d’une placette d’alimentation pour le Vautour percnoptère a débuté le 1er mars avec l’intervention d’une trancheuse. La SAS Pellet a été mandaté par le SMGG pour réaliser une tranchée sur un carré de 25m de côté, dans le but de pouvoir enterrer un grillage empêchant les intrusions (de sanglier notamment). 

inter trancheuse SMGG

Les agents du SMGG ont ensuite mis en place un grillage, un portail et une dalle destinée au ravitaillement de la placette de nourrissage. Dans cette opération, la section pionniers du 2ème REI nous a apporté son soutien une fois de plus en mobilisant engins et personnel pour nous permettre d’acheminer les matériaux de construction sur site.

Le Vautour percnoptère est un rapace nécrophage opportuniste dont les effectifs ont régressé en France depuis le début du XXème  siècle, en raison d’une combinaison de facteurs : destruction de son habitat, changement des pratiques pastorales entraînant une diminution de la ressource alimentaire, empoisonnements, destructions directes, mortalité liée au réseau électrique et éolien… Le département du Gard a été particulièrement touché par l’abandon du pastoralisme.

inter trancheuse chargement SMGGinter construction SMGG

Seule espèce de vautour migratrice, le Vautour percnoptère est présent dans le Sud-Est de la France de mars à septembre pour y élever un à deux jeunes par an. L’implantation de placettes de nourrissage est une des actions prioritaires du Plan National d’Actions Vautour percnoptère  et vise à favoriser le maintien voire l’implantation de cette espèce menacée. Des déchets de boucherie ainsi que des cadavres issus d’élevages locaux peuvent y être déposés et permettent d’assurer une ressource alimentaire régulière pour les espèces nécrophages.

Dans le camp des Garrigues, la table est mise et la toute nouvelle placette n’attend plus que le retour imminent du Vautour percnoptère, quittant sa zone d’hivernage en Afrique subsaharienne pour rejoindre son site de nidification…

Top départ pour la restauration des milieux ouverts dans le camp des Garrigues

Tandis que les travaux de diagnostic pyrotechnique et de dépollution se poursuivent dans le camp des Garrigues afin de retirer les éventuels obus et munitions non explosées pouvant se trouver dans le sol, le chantier de débroussaillage a débuté en janvier sur le plateau de Poulx, où 43 hectares doivent être traités afin de restaurer les milieux de pelouse sèche méditerranéenne et enrayer la dynamique de fermeture de la végétation. Au total, 95 hectares de milieux ouverts seront restaurés dans le camp des Garrigues.

En effet, ces milieux ouverts constituent l’habitat de nombreuses espèces animales et végétales typiques ; ils offrent nourriture et sites de nidification pour bon nombre d’espèces d’oiseaux rares et menacées. Les secteurs qui ont été choisis pour recevoir ces travaux ont été établis en fonction des contraintes militaires, des enjeux naturalistes et de l’intérêt pastoral de ces zones ; celles-ci seront en effet entretenues par du pâturage. Le diagnostic et la dépollution pyrotechnique préalables à ces travaux se sont terminés en décembre 2016 dans le secteur de Poulx.

La SARL TP Diaz Frères qui intervient actuellement sur le secteur est chargée de réaliser un débroussaillage alvéolaire afin d’obtenir des zones où une végétation herbacée pourra repousser tout en conservant des bosquets ligneux et arbustifs, zones refuge pour la faune et pour le troupeau.